Guide de l’île

Les distilleries de Marie-Galante

Marie-Galante compte trois distilleries de rhum agricole, et toutes se visitent librement, gratuitement et sans réservation : Bellevue, à un quart d’heure de la villa, Bielle, sur la route de Grand-Bourg, et Poisson, où l’on distille le rhum du Père Labat. Une seule contrainte : elles n’ouvrent que le matin.

Mis à jour le Trajet, horaires, tarifs : en pratique

Bouteilles de rhum et de punchs alignées sur un comptoir en bois, sous une plaque « Rhum Bellevue 59° »

Un rhum agricole, à 59°

Ici, on ne distille pas la mélasse des sucreries mais le jus de la canne fraîchement broyée : c’est ce qui fait un rhum agricole. Le jus fermente, puis passe dans une colonne à distiller, d’où le rhum sort entre 70 et 78 % d’alcool. L’usage de l’île est de le ramener à 59°, quand la règle n’en exige que 40.

Une indication géographique protège le « Rhum de la Guadeloupe ». La mention « Marie-Galante » est réservée aux rhums récoltés, distillés et élevés dans les trois communes de l’île.

Bellevue, la plus proche et la plus grande

À Capesterre, Bellevue est la première distillerie de l’île par les volumes. On y est accueilli par un moulin à vent de 1821, restauré, qui a donné son millésime aux rhums vieux de la maison. La distillerie, moderne, met en avant sa démarche environnementale : un parc de panneaux solaires qui couvre largement ses besoins, le traitement de ses résidus. Le domaine se parcourt librement, dégustation comprise, tous les jours.

Quatre plaques de couleur « Rhum Bellevue 59°, Marie-Galante, depuis 1821 » sur un mur de bois blanc
À Bellevue, le 59° s’affiche sur les murs.

Bielle, de la caféière aux rhums vieux

Entre Capesterre et Grand-Bourg, le domaine Bielle fut une caféière (1769), puis une sucrerie (1826), avant de devenir distillerie en 1910. Le parcours, libre et jalonné de panneaux, passe par le musée et ses machines à vapeur. La maison est connue pour ses rhums vieux, élevés en fûts de chêne sans ajout de caramel, et pour ses cuvées issues d’une seule variété de canne. En semaine, des visites guidées sont proposées sur réservation.

Poisson, le rhum du Père Labat

Au-delà de Grand-Bourg, vers Saint-Louis, la distillerie Poisson occupe une ancienne sucrerie du XVIIIᵉ siècle. Elle fait remonter sa production de rhum à 1822 et se présente comme la plus ancienne distillerie de l’île en activité ; sa colonne en cuivre date de 1955. Son rhum porte le nom du père Labat, missionnaire dominicain arrivé aux Antilles en 1694. Sur place : un parcours balisé parmi les vestiges de la sucrerie, un restaurant et des balades en charrette à bœufs.

Quand venir

Venez tôt : les trois ferment à 13 h ou 14 h, et aucune n’ouvre l’après-midi. De février à juin, pendant la récolte, vous verrez la canne arriver et les machines tourner ; le reste de l’année, la visite reste possible, mais les machines sont à l’arrêt. Bellevue et Bielle sont à un quart d’heure l’une de l’autre : elles tiennent dans la même matinée.

Chaque visite se termine par une dégustation : désignez avant de partir celui ou celle qui conduit. Et pour comprendre ce qui précédait la vapeur, voyez les moulins qui broyaient la canne au XIXᵉ siècle.

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